Suivis scientifiques : améliorer les connaissances du territoire

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Plusieurs habitats naturels et espèces animales ou végétales présentent des enjeux de conservation et ont justifié le classement du territoire en Réserve naturelle régionale. Afin de vérifier la cohérence des actions engagées et la préservation de ces enjeux, un suivi régulier est engagé par l’équipe gestionnaire.

Également, plusieurs habitats et espèces, ainsi que la qualité hydrobiologique des zones humides, les caractéristiques hydromorphologiques (zones d’érosion, de dépôts de graviers, hauteur, période et fréquence des crues…), apportent des enseignements sur la fonctionnalité du territoire et son état de santé, en raison de leur sensibilité et de leur degré de réponse aux variations des facteurs environnementaux. Un suivi sur le long terme permettra d’évaluer et d’analyser les évolutions de l’état de conservation de la Réserve naturelle et de ses constituants, et d’adapter et d’améliorer la gestion mise en œuvre.

Enfin, des lacunes de connaissances ont été identifiées, préjudiciables à la définition pertinente et efficiente des actions de gestion. L’équipe gestionnaire s’attache donc chaque année à mener des inventaires ou des études complémentaires.

«2500 données recueillies en 2020, tant pour la faune que pour la flore. 223 espèces nouvelles découvertes sur la Réserve naturelle

Bilan d’activités 2020

En 2020

20 espèces ou groupes d’espèces et 3 habitats naturels ont fait l’objet d’une attention particulière, comme les champignons, les chilipodes et les coléoptères saproxyliques (indicateurs de l’état de nos forêts), les chiroptères (indicateurs de l’état des ripisylves et des continuités écologiques), les petits mammifères, la flore menacée, les rapaces forestiers et rupicoles…En parallèle, l’évaluation de la qualité physico-chimique d’une douzaine de points d’eau sur la Réserve naturelle s’est poursuivie de manière à identifier d’éventuelles pollutions. Le suivi de l’érosion des berges a également été continué afin d’évaluer la fonctionnalité des cours d’eau Ariège et Garonne.

Par ailleurs, des études hydromorphologiques et de modélisation hydraulique ont été initiés sur le site du Parc naturel de Portet-sur-Garonne, pour comprendre les alimentations en eau du secteur et l’organisation des écoulements, en vue de restaurer la fonctionnalité hydraulique du site, améliorer l’état écologique des zones humides et renforcer son rôle comme champ d’expansion des crues. Suite à la finalisation des études, des travaux seront entrepris fin 2021, voire en 2022.