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La RNR Confluence Garonne Ariège vue du ciel

Partez à la découverte du territoire protégé de la RNR Confluence Garonne-Ariège qui s’étend de Venerque aux portes de Toulouse sur un linéaire d’une quinzaine de kilomètres. Classée
en 2015 à l’initiative des associations ConfluenceS Garonne-Ariège et Nature Midi-Pyrénées,
ce corridor forestier et fluvial se déploie sur près de 600 hectares d’espaces naturels, véritables réservoirs de biodiversité.

Ces images ont été filmées par Drône Sud Toulouse. Le film a été réalisé par Marie Tiberghien – Nature Midi-Pyrénées – Mars 2017. 

Mission écovolontaire : 5 offres de poste en Service Civique

Nous recherchons 5 « écovolontaires » en service civique pour accompagner le Conservateur de la Réserve Naturelle Régionale Confluence Garonne-Ariège.

Description du contexte :
Situé au sud de l’agglomération toulousaine, le périmètre de la Réserve Naturelle Régionale (RNR) s’étend sur un linéaire d’une vingtaine de kilomètres, depuis Venerque sur l’Ariège et Pinsaguel sur la Garonne, jusqu’à la chaussée de la Cavaletade à Toulouse. Il se compose de milieux terrestres et aquatiques de la plaine d’inondation, ainsi que de certains vallons boisés en rive droite. Il englobe une partie des ramiers présents en aval et en amont de la confluence. Ce territoire est le refuge d’une biodiversité riche et offre une diversité de paysages et une mosaïque de milieux naturels tout à fait remarquables.
C’est au terme d’un long parcours, porté par un processus de concertation fructueux et d’une forte dynamique locale, que, le 4 juin 2015, l’Assemblée Régionale de Midi-Pyrénées s’est prononcée pour son classement en RNR de 579 ha du territoire de la Confluence Garonne-Ariège.
La création de la Réserve est ainsi la récompense d’une démarche ambitieuse et innovante pour la gestion de ce territoire, menée depuis une quinzaine d’années par les acteurs locaux (élus, associations, fédérations d’usagers, représentants économiques…).
Ce classement marque l’aboutissement d’une étape fondamentale pour les partenaires engagés, tout à fait conscients de leur responsabilité et de leur rôle à jouer dans la préservation de la biodiversité et du cadre de vie.
Il s’agit maintenant, avec la RNR, de répondre conjointement aux enjeux écologiques et aux enjeux sociétaux, gages d’une préservation durable du territoire, à travers le maintien de cette démarche multi-partenariale.
Dès 2017, un plan de gestion de la réserve a été rédigé, sur la base d’un diagnostic écologique et socio-économique du territoire, afin de programmer les actions à mettre en œuvre pour les cinq prochaines années.

La RNR accueille un public important, par sa situation géographique porche de la métropole toulousaine, la beauté de ses paysages et l’attrait de l’eau (baignade, détente…). Le territoire est donc très fréquenté, principalement les fins de semaine du printemps et de l’automne, et tous les mois de juillet d’août. Cette fréquentation génère des dégradations des milieux naturels (piétinement, déchets, feux…) et des conflits d’usage. Le site présente par ailleurs des risques (inondation, incendies, accidents…), notamment liés à la pratique de la baignade, bien qu’interdite. La sensibilisation des usagers est donc primordiale à ces divers titres.
En parallèle, la sensibilisation et l’appropriation de la Réserve et de ses enjeux par les habitants du territoire sont également des paramètres nécessaires pour atteindre les objectifs de protection, de gestion et de valorisation de la Réserve.

Les missions :

{{Accompagné par le Conservateur de la Réserve Naturelle Régionale Confluence Garonne-Ariège et en binôme, les volontaires assureront plusieurs activités :}}

  • Les volontaires seront présents et patrouilleront sur le périmètre de la Réserve (sites et sentiers).
  • Ils sensibiliseront les usagers de la Réserve en informant et en expliquant les enjeux de la Réserve, ses menaces, sa gestion, son règlement…
  • Ils informeront les usagers sur les risques potentiels en milieu naturel (baignade, feu…)
  • Ils assureront le suivi de la fréquentation du site (comptage de véhicules et usagers).
  • Ils surveilleront les équipements : suivi, entretien et nettoyage, relais avec les services compétents.
  • Les volontaires pourront également organiser des événements (sorties nature, ciné-débat, points infos, fête de la Réserve) à destination de la population pour une meilleure appropriation de la Réserve.
    Un temps d’adaptation et de formation à la mission sera prévu.

Indemnisations :
Gratification prévue selon législation en vigueur. Les frais de transports et d’équipement seront pris en charge par Nature Midi-Pyrénées.

Durée hebdomadaire de la mission : 32 heures
Travail en week-end et jours fériés

Début de la mission prévue le 2 mai 2017

Lieu de mission : Poste basé à Pinsaguel (local de la RNR) et déplacements sur le territoire de la RNR.
Permis B et véhicule indispensables.

Adresser votre candidature avant le {{31 mars 2017}} par mail avec l’intitulé « Candidature écovolontariat RNR Confluence Garonne-Ariège » ou par courrier.
Nature Midi-Pyrénées,14 rue de Tivoli Toulouse 31000

Contact, renseignements complémentaires : 
Léonie WOLCK
Assistante administrative
FNE Midi-Pyrénées
14 rue de Tivoli – 31 000 Toulouse
05 34 31 97 86
l.bouche@fne-midipyrenees.fr

Qui peut postuler pour un service civique ? + d’infos ici

Lettre d’information 4

Retrouvez l’actualité de votre territoire, les rendez-vous à ne pas manquer… sur la Lettre d’information n°4 !

Un été avec les Guêpiers d’Europe au cœur de la RNR Confluence Garonne-Ariège

Guêpier d'Europe1.     Présentation

Carte d’identité
Guêpier d’Europe, Merops apiaster
Ordre : Coraciiformes
Famille : Méropidés
Genre : Merops
Espèce : Apiaster
Taille : 28 cm 
Envergure : 43 à 48 cm. 
Poids : 45 à 65 gr

Généralités

Le Guêpier d’Europe est magnifiquement coloré, avec sa livrée arc-en-ciel ; il est sans aucun doute l’un des plus beaux oiseaux de nos contrées. Il est appelé ainsi parce qu’ils migrent en Europe, fin avril-début mai, pour se reproduire et repart mi-août vers les savanes Africaines où il passera l’hiver. Les couples se seront appariés en Afrique, avant leur départ en migration ; ils seront donc déjà formés à l’arrivée. Malgré tout, dès leur arrivée sur leur site de nidification, on pourra assister à des parades et des jeux de séduction. Le Guêpier d’Europe parade en redressant les plumes de son cou pour exhiber ses magnifiques couleurs. Le mâle offrira aussi à sa femelle ses plus belles proies.

C’est l’un des rares oiseaux à creuser un terrier pour nidifier. Avec son bec puissant et ses pattes, il pourra excaver un tunnel pouvant aller jusqu’à 1,50 mètres de profondeur pour se terminer par un espace plus large qui servira de chambre de nidification. Selon le terrain, le tunnel pourra être droit, courbé voire incliné. Pour ce faire, les Guêpiers pourront enlever entre 7 à 10 kilos de terre sablonneuse. La femelle déposera dans la chambre du terrier cinq à six œufs qui seront couvés pendant une période de 19 à 26 jours par les deux parents.

Avec ses ailes pointues en forme de triangle, le Guêpier est un excellent voilier et un chasseur en vol hors pair. Il peut chasser pendant pratiquement toute la journée. Son alimentation va varier selon la période, les conditions climatiques et le site de nidification. Il observera de longues minutes son territoire de chasse sur un perchoir en hauteur avant de se lancer à l’assaut de ses proies favorites : guêpes, abeilles, bourdons, frelons, cigales, taons, libellules, papillons, coléoptères et diptères. Le Guêpier d’Europe ne pouvant assimiler les parties dures, comme les élytres, les cuticules du thorax ou l’exosquelette des insectes, il va rejeter ces débris chitineux par des pelotes de réjections.

Répartition

Le Guêpier d’Europe occupe l’Europe méridionale, le Moyen-Orient et l’Asie occidentale, ainsi que l’Afrique du Nord et l’Afrique du Sud (isolat). En Europe, il se trouve majoritairement sur la péninsule ibérique et les pays bordant la Mer noire, mais atteint également au nord l’Allemagne et la Suède. D’affinité méridionale, la population nationale de cet oiseau se concentre sur les bords de la Méditerranée, le long des vallées du Rhône et de la Garonne, mais aussi en Auvergne et de façon plus sporadique dans la moitié nord du pays (Lorraine, Île de France, Finistère, Poitou-Charentes…). En Midi-Pyrénées, le Guêpier d’Europe est présent dans le Lauragais, la vallée de la Garonne, la vallée de l’Arros, le Tarn, ou encore dans le Bas Quercy, la basse Ariège et le sud de l’Aveyron.

Cette espèce semble en augmentation en France et au niveau régional, en termes d’effectif et de répartition géographique. Elle reste toutefois sensible à la météorologie et aux modifications des paysages (disparition de talus, diminution de l’érosion des berges de cours d’eau, réhabilitation de gravières…), pouvant conduire localement à la désertion de sites de nidification. Son développement semble également avoir atteint ses limites en plaine de Garonne, où seules les gravières en activité présentant des conditions favorables à leur installation ; les sites de nidification sont donc limités et localisés.

Enfin, plusieurs cas de dérangement de colonies sont apparus ces dernières années, conduisant la plupart du temps à l’abandon des sites suite à une fréquentation humaine trop importante.

Sur la Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège, trois colonies de guêpiers sont connus dans et en périphérie immédiate du périmètre classé, comptant de trois à une quinzaine de couples selon les colonies. Deux sont menacées par la fréquentation humaine et les usagers de loisirs qui se développent à proximité directe.

2.     Observations sur la RNR pendant la période de fin de nidification qui couvre la naissance des petits jusqu’à l’envol

Les observations présentées ici ont été réalisées dans le cadre d’un travail d’études et de protection effectué sur une des colonies nidificatrices de guêpiers d’Europe de la RNR Confluence Garonne-Ariège, en totale collaboration avec le gestionnaire de la RNR et en respectant toutes les précautions pour minimiser le dérangement des oiseaux.

Observations Générales

Lors de ma découverte et de mon travail de protection et d’observations que j’ai effectué sur cette colonie, j’ai pu observer, dans un premier temps, que la colonie d’une dizaine d’individus se comportait comme une entité unique à part entière. Si trois couples de cette colonie étaient nicheurs, l’ensemble des individus agissait en totale synchronisation. Les repos se faisaient ensemble sur le même arbre, les départs à la chasse, les départs au dortoir, les retours le matin de ces mêmes dortoirs, tous ces gestes de la vie quotidienne étaient synchronisés et se faisaient à l’unisson. Cette unité se ressentait aussi dans leurs vocalisations qui pouvaient presque faire penser à un langage avec des phrasés bien spécifiques à chaque situation donnée.

Chaque matin, de retour de leur dortoir, ils faisaient ensemble un passage au-dessus du site de nidification, puis l’ensemble de la colonie allait se percher sur leur arbre d’observation qui se situait, en retrait, au beau milieu de leur terrain de chasse, d’où ils avaient une vue imprenable sur l’ensemble de leur territoire. Lorsqu’ils considéraient qu’aucun danger ne menaçait, celui que j’ai appelé le guetteur, venait se poser sur leur arbre juste à côté des terriers. De là, il émettait régulièrement des vocalises. Ces petits cris ordonnés lui permettaient, sans doute, de maintenir le contact et d’informer le reste de la colonie, car, au bout de quelques minutes, s’il n’y a pas eu de danger et/ou de dérangement, le reste des membres de la colonie finissait par le rejoindre avec des proies dans le bec. Commençait alors une longue journée de nourrissage.

Pour l’élevage et l’alimentation des jeunes, les trois couples qui nidifiaient étaient tous, systématiquement, aidés par les autres membres non nidifiant de la colonie. Sur ce site, il s’agissait de jeunes femelles et de mâles. Ces aidants, que j’ai appelés des assistants, étaient tout aussi assidus que les parents biologiques dans le nourrissage et lors de l’incitation à la sortie du terrier des jeunes Guêpiers. Leur implication n’était pas simulée et ils semblaient s’adonner à ces tâches comme s’ils étaient les parents.

Pendant la phase de nourrissage des jeunes, j’ai pu remarquer une accentuation des rotations au fil des jours et de la croissance des petits. J’avais aussi remarqué des différences sur le nombre de rotations selon les terriers. Cette observation a pu s’expliquer, ensuite, lors des prédations des couleuvres, par un effectif plus restreint des petits encore présents dans les terriers où le nombre de rotations était plus faible. Chez les Guêpiers, en général, 50 % des petits n’arriveront pas à l’envol à cause de la malnutrition, de la prédation des couleuvres, des belettes et chats harets. J’ai pu observer le premier couple, qui avait perdu l’ensemble de sa nichée à cause des prédations des deux couleuvres présentes sur le site, venir aider un des deux couples qui avait encore des petits à nourrir.

Lors de la préparation à l’envol et de la motivation des jeunes pour les inciter à quitter le terrier, les assistants étaient tout aussi présents que les parents biologiques.

Observations particulières lors du nourrissage

Pour ces espèces qui nichent dans des terriers, il est difficile à l’observateur qui n’a pas assisté au début de l’installation de savoir où en est la nidification. Cependant, quelques astuces, que j’ai pu relever, peuvent aider à s’y retrouver. La première est d’abord d’observer si les deux parents sont au nourrissage. Si c’est le cas, cela signifie que les petits sont tous nés. Pour connaître approximativement l’âge des petits, il suffit d’observer la façon dont les adultes fonctionnent avec le terrier. Lorsque ces derniers rentrent et disparaissent complètement dans le terrier pendant des durées variant de quelques dizaines de secondes à une voire plusieurs minutes et qu’ils ressortent tête en avant, on peut supposer qu’ils vont nourrir jusqu’à la chambre de nidification, que les jeunes sont encore trop petits pour avancer dans le tunnel et qu’il y a suffisamment de place pour les parents, dans cette même chambre, afin de faire demi-tour. On pourra estimer approximativement que les petits ont moins de 10 jours, l’âge auquel les étuis cornés de leurs plumes commencent à apparaître et qu’ils prennent un certain volume. Lorsque l’adulte reste encore plusieurs secondes à l’intérieur du terrier et que la plupart du temps on le voit ressortir en marche arrière, on peut imaginer qu’il n’y a plus assez de place dans la chambre pour faire demi-tour et que les petits ont approximativement une quinzaine de jours et arborent pratiquement l’intégralité de leur plumage. Une chose est sûre : lorsque l’adulte pénètre dans le terrier pour en ressortir quasiment de suite en marche arrière, cela signifie qu’au moins un des petits est engagé dans le tunnel. Il y restera quelques jours à l’abri avant de finir par mettre le bec dehors.

Les parents biologiques et les assistants accélèrent les rotations de nourrissage au fur et à mesure que les petits grandissent. Dès qu’un premier petit apparaît à l’entrée du terrier, tous les adultes viennent le saluer par des vocalises et le frétillement typique de leurs rectrices. Commence alors un manège continu pour le nourrissage durant quelques temps. Jusqu’au jour où ils décident de faire du nourrissage intensif sur une journée, avant de limiter ce dernier au strict minimum les jours suivants. J’ai compté jusqu’à 70 rotations de nourrissage pour 1h pour un seul terrier. Cette observation s’est confirmée sur les deux terriers encore en activité. J’ai analysé cette technique de nourrissage intensif sur une journée, comme étant une préparation à la technique de la « frustration » qu’ils vont employer par la suite pour inciter les petits à quitter le terrier.

Observation des trois techniques utilisées par les parents biologiques et les assistants pour inciter le petit à quitter le terrier.

La première stimulation à l’envol est faite par des vocalises brèves et rythmées, des appels que les adultes emploieront jusqu’au départ du dernier petit.

Pour compléter cette incitation au départ par les appels, les parents biologiques et les assistants emploieront la méthode que j’ai nommée la technique de « frustration ». Chacun arrivera au terrier, présentera un insecte au petit qui se tient à l’entrée sans le lui donner et repartira, avec l’insecte, sur une branche pour l’appeler. Ils peuvent renouveler la manœuvre plusieurs fois avant de finir par donner le repas au petit qui se tient à l’entrée ou bien à un autre petit à l’intérieur. Pour cela, l’adulte rentrera complètement dans le terrier. Durant cette période où le petit subit une frustration alimentaire, j’ai pu le voir chasser des insectes par lui-même et quelquefois avec réussite. Cette spoliation nourricière qui affame le petit n’a qu’un but : l’inciter à quitter le terrier.

Lorsque les adultes sentent arriver le temps de l’envol, tous à l’unisson, ils synchronisent des faux départs tout en continuant leurs appels. Ils s’envolent de l’arbre où ils étaient perchés, prennent de l’altitude tout en effectuant des cercles au dessus du terrier, pour finir par disparaître de la vue du petit. Seules leurs vocalises restent très perceptibles. Ils renouvelleront ces faux départs autant de fois que nécessaire. A partir de ce moment-là, l’attitude du petit sera complètement différente. Le petit, qui quémande à manger avec son phrasé bien spécifique, deviendra inquiet mais aussi curieux et commencera à utiliser les mêmes vocalises que les adultes, donnant l’impression à l’observatrice que j’étais qu’il s’instaurait entre eux un vrai dialogue.

A chaque envol d’un petit, tous les adultes présents sur le site partent avec lui, sans doute pour le guider dans sa découverte du territoire et de ce nouvel environnement. Le site de nidification et les petits encore présents à l’intérieur du terrier resteront seuls pendant pratiquement 1h. Cette façon de faire sera systématique pour chaque envol. Bien que j’aie lu que les petits revenaient aux terriers après avoir quitté ces derniers pour y dormir, c’est quelque chose que je n’ai pas observée sur la colonie étudiée. Tous les soirs, lorsqu’il était l’heure pour les Guêpiers de regagner le dortoir dans la forêt, les petits accompagnaient les adultes ; jamais aucun d’entre eux n’est revenu au terrier. Cette attitude est-t-elle générale ou bien typique de ce site de nidification qui a été extrêmement sujet aux prédations des deux couleuvres ? Peuvent-ils avoir conscience du danger ? Personnellement, j’en ai la conviction. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les images du départ du dernier petit, juste après une tentative de prédation de la couleuvre, et l’attitude insistante de la mère pour l’inciter à s’envoler.

Les petits continueront d’être nourris par les adultes pendant encore plusieurs semaines, tout en apprenant à chasser par eux-mêmes. Cette initiation est essentielle afin de les préparer au mieux pour la grande migration qui sera, pour eux, le voyage de tous les dangers.

3. Galerie photos

Nous remercions Corinne Rolland pour cet article et l’ensemble des photos. N’hésitez pas à la contacter directement pour plus d’informations.

Lettre info n°3

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Cliquez sur l’image pour visionner la Lettre d’Information n°3 !

Enquête sur le Putois d’Europe sur la RNR

Le Putois d’Europe est un petit carnivore aux mœurs méconnues. Crépusculaire et nocturne, il est l’un des mustélidés les plus difficiles à observer. On le différencie des autres espèces présentes dans la région par son pelage sombre et son masque facial blanchâtre. Au-delà de sa discrétion naturelle, l’espèce semble de moins en moins contactée en Midi-Pyrénées, d’où l’importance d’un état des lieux des connaissances concernant sa répartition. Surtout, il n’existe pas de protocole ciblé permettant à coup sûr de mettre en évidence sa présence (ou son absence !) sur un site.

Une étude sur la réserve…

L’espèce étant connue sur la réserve et les communes avoisinantes, deux sites ont été choisis par Nature Midi-Pyrénées afin de mettre en place une étude visant à tester l’efficacité de deux méthodes  de détection de l’espèce : le piégeage photographique et les tunnels à empreintes.

Mise en situation d’un piège photographique pour détecter le Putois : des indices de présence de mustélidés ont été découverts sur ce tronc.

Le piège photographique est très utilisé pour rechercher les espèces discrètes et présentes en faible densité, comme les carnivores. Pour détecter le Putois, les sites privilégiés pour la pose de ces appareils présentent des indices de présence caractéristiques : si ses empreintes et ses crottes sont difficiles à distinguer de celles des autres mustélidés, elles constituent, avec les restes de repas d’amphibiens, des cibles choisies. Les arbres couchés et les coulées dans la végétation ou en bord de cours d’eau représentent également des sites intéressants.

 

tunnel_empreintes

Tunnel à empreintes placé dans un passage d’animaux au bord d’un étang.

Le tunnel à empreintes est formé d’une planche avec deux feuilles de papier de part et d’autre d’un tampon imbibé d’encre abrité sous un tunnel, le plus souvent en bois. L’attractivité de ce « piège » repose sur le comportement d’exploration des mustélidés, qui ont tendance à être attirés par les objets nouveaux sur leur territoire. Ces tunnels sont idéalement placés le long de coulées, en lisière de forêt ou en bord de cours d’eau, autant d’habitats potentiellement favorables à l’espèce.

Au cours du mois de juin, 15 tunnels ont été posés, dont 12 seuls et 3 en couplage avec un piège photographique, au Parc du Confluent, et 14 tunnels sur la commune de Goyrans, dont 10 seuls et 4 en couplage avec un appareil. Avec l’aide de plusieurs bénévoles assidûs, le matériel a pu être relevé tous les 10 jours pendant un mois.

 

Résultats

Aucune donnée de putois n’a pu être mise en évidence au cours de ce mois de suivi. Cependant, plusieurs autres carnivores ont été photographiés, ou détectés grâce à leurs empreintes, comme la Martre des pins, la Fouine mais aussi la Genette commune.

Au Parc du Confluent, la Genette a été contactée sur 4 sites différents, la Martre en 3 autres points et la Fouine sur 2. À Goyrans, les deux carnivores se sont fait plus discrets ; seul un chat domestique a laissé des traces sur un site !

genette

Genette commune et martre des pins détectées au piège photographique dans le Parc du Confluent.

À Portet, là où la Genette a été détectée, elle a systématiquement laissé ses empreintes, et donc visité les tunnels. Il est intéressant de noter que les tunnels sont le plus souvent utilisés dans les 20 premiers jours après leur pose, et rarement après : il semblerait que les individus présents sur le territoire en question s’habituent au matériel, et ne le visitent que pour l’attrait de la nouveauté !

empreintes

Empreintes de genette (à gauche) et de fouine et martre (à droite).

Ces premiers résultats tendent vers une bonne complémentarité des deux méthodes : si les tunnels semblent particulièrement efficaces avec des carnivores comme la Martre ou la Genette, notamment dans les premiers jours où ils ont été posés, les pièges photographiques permettent de détecter certains individus récalcitrants à entrer dans le tunnel. Cependant, malgré l’effort déployé, on ne peut pas conclure à l’absence du Putois sur les sites face à l’absence de détection, puisque l’espèce était connue sur les deux communes. De plus amples recherches sont nécessaires pour conclure sur l’efficacité réelle de cette méthodologie pour étudier spécifiquement le Putois d’Europe.

Un grand merci à Delphine, Jonathan, Aurore, Antoine, Xavier, Benjamin et Laure pour leur aide sur le terrain !

Article rédigé par Nathalie De Lacoste, septembre 2016

Nettoyons la nature à Pinsaguel

Lors de la matinée ensoleillée du samedi 24 Septembre, une trentaine de personnes investies, dont le Maire et plusieurs membres du Conseil Municipal, ont participé à l’Opération NETTOYONS LA NATURE.

Delphine et Ghalia, écogardes de la RNR ConfluenceS Garonne-Ariège étaient aussi présents afin de sensibiliser les participants sur les conséquences de la pollution sur la faune et la flore.
Environ 500Kg de déchets ont été ramassé à Pinsaguel et ses abords: morceaux de carrosserie et autres ferrailles, bouteilles et canettes, emballages de toutes sortes, mégots, ainsi qu’un meuble…

17 et 18 Septembre 2016 : 3e Fête des ConfluenceS à Venerque

Les 17 et 18 septembre derniers, était célébrée la 3ème Fête des ConfluenceS à Venerque. Pendant deux jours, de nombreuses animations ont été proposées aux petits comme aux grands, par les différents partenaires de cet évènement. 


3e édition de la Fête des ConfluenceS par naturemidipyrenees

Rétrospective de la 3e Fête des ConfluenceS
Conférence : L'agroforesterie : une pratique favorable à l'agriculture et à l'environnement
Concert Cuarteto Tafi
Les partenaires sur les balades
Marché producteurs et créateurs
Sorties kayak
Le coin famille
Galerie photos